Robert Monroe, aux frontières de la conscience
Le jour où Monroe a cessé de dormir normalement Il n’y avait ni encens, ni mantra, ni quête spirituelle. Juste un homme fatigué, allongé sur son lit, dans l’Amérique rationnelle des années 1950. Robert Allan Monroe ferme les yeux quelques minutes lorsqu’une vibration intense traverse soudain son corps, comme un bourdonnement électrique. La sensation est suffisamment violente pour lui faire croire à un malaise. Puis survient un phénomène plus troublant encore : il a l’impression de se déplacer dans la pièce sans bouger physiquement. En regardant le lit, il distingue deux corps allongés . Celui de sa femme, puis un autre. Intrigué, il s’en approche. C’est le sien . À cet instant précis, Monroe ne formule aucune hypothèse métaphysique. La conclusion est immédiate et brutale : soit il est mort, soit il est en train de perdre la raison. La panique est réelle. Il tente de crier, de bouger, de réintégrer son corps. Lorsqu’il y parvient enfin, il ne parle pas d’« expérience spirituelle...