Thiaoouba : l’extraterrestre qui lui révèle les secrets de l’humanité
Quand une extraterrestre vient nous expliquer qui nous sommes vraiment !
En juin 1987, dans une propriété isolée du
nord-est de l'Australie, un fermier français installé là depuis des années vit
une nuit qui va, selon son propre récit, bouleverser le reste de son existence.
Il s'appelle Michel Desmarquet. Il a 58 ans. Et cette nuit-là, il affirme avoir
été enlevé par une extraterrestre nommée Thao, originaire d'une planète
appelée Thiaoouba, avant d'être conduit à bord d'un vaisseau spatial en
direction d'un monde qui n'aurait, selon lui, plus rien à voir avec le nôtre.
Pendant neuf jours, le maximum que son corps
humain, non préparé aux vibrations de cette planète, pourrait apparemment
supporter sans en mourir , Michel Desmarquet dit avoir découvert une
civilisation à la fois technologiquement et spirituellement à des
années-lumière de la nôtre. Mais ce qui rend son témoignage si troublant, ce
n'est pas seulement la description de cette planète dorée peuplée d'êtres
géants et hermaphrodites. C'est ce que Thao lui a révélé, morceau par morceau,
sur notre propre histoire : l'origine réelle de l'humanité, l'existence
de civilisations avancées englouties bien avant l'Égypte ancienne, le
véritable sens de la réincarnation et du karma, et surtout , la
révélation la plus stupéfiante du livre, une identité inattendue cachée
derrière le nom même du dieu de la Bible.
Michel Desmarquet, de simple maraîcher à messager des extraterrestres.
Avant de devenir, malgré lui, l'auteur d'un des récits de contact extraterrestre les plus lus au monde, Michel Desmarquet a mené une vie qui n'avait rien de mystique. Né en Normandie en 1931, il s'engage très jeune dans l'armée française et se retrouve stationné en Afrique équatoriale à seulement 16 ans. Les années suivantes le voient gérer des plantations de café, aménager des jardins, puis devenir commercial en France, où il se marie et fonde une famille. Rien, dans ce parcours, ne laisse deviner ce qui va suivre.
En 1971, Desmarquet s'installe brièvement en
Nouvelle-Calédonie avant de rejoindre l'Australie l'année suivante, où il
développe une exploitation maraîchère près de Cairns. En 1985, après avoir
vendu cette première ferme, il achète onze hectares en bordure d'un parc
national, à Deeral, à une quarantaine de kilomètres au sud de Cairns. C'est
précisément là, dans cette propriété isolée entourée de nature tropicale, que
le contact a lieu deux ans plus tard.
Selon le récit qu'il livrera par la suite, tout
commence par un réveil en pleine nuit qui ne ressemble à aucun autre : il se
sent parfaitement alerte, comme au sortir d'une bonne nuit de sommeil, bien
qu'il ne soit que minuit trente. Sans comprendre pourquoi, il s'habille, laisse
un mot à sa femme Léna pour la prévenir d'une absence d'une dizaine de jours,
puis sort dans le jardin. C'est en marchant vers un philodendron que le décor
autour de lui se met à onduler et à changer de couleur, l'effet, lui expliquera-t-on
plus tard, d'un passage entre deux dimensions de la réalité, juste avant qu'il
ne se sente soulevé du sol, en lévitation, pour découvrir devant lui une
femme d'une taille impressionnante qui l'observe en souriant.
Une fois rentré sur Terre, l'histoire de Michel
Desmarquet ne connaît pas un accueil triomphal. Il lui faudra environ trois ans
pour coucher sur le papier, en français et à la main, ce qu'il affirme avoir
vécu, un travail qu'il dira avoir accompli sous une forme de guidage
télépathique venu de Thao elle-même. Le manuscrit, achevé en 1989, ne
trouve pas d'éditeur en France. Ce n'est qu'en 1993 qu'une traduction anglaise
paraît sous le titre Abduction to the 9th Planet, avant d'être rééditée
sous le titre plus connu de Thiaoouba Prophecy. Il faudra attendre 2015 ,
soit plus d'un quart de siècle après la rédaction du manuscrit original en
français, pour qu'une version française soit enfin publiée, le texte d'origine
ayant entre-temps été perdu et devant être retraduit depuis l'anglais.
Entre-temps, Desmarquet traverse des années
difficiles : deux mariages qui ne survivent pas à cette histoire, un
scepticisme quasi général y compris chez les spécialistes de l'ufologie, et une
dépression qui le pousse, en l'an 2000, à vouloir abandonner complètement sa
"mission" et le livre lui-même pour aller chercher une forme de paix
au Vietnam, où il se remariera une troisième fois. Il y vivra jusqu'à sa mort,
survenue paisiblement en 2018, à l'âge de 86 ans, non sans avoir, selon un
proche qui a œuvré à la diffusion de son livre à travers le monde, reçu une
dernière visite astrale de Thao quelques mois avant de mourir,
satisfaite d'apprendre que son message avait fini par se répandre.
Le séjour sur Thiaoouba : neuf jours au paradis
Le vaisseau qui attend Michel Desmarquet cette
nuit-là n'a rien de commun avec l'imagerie classique des soucoupes volantes.
C'est une sphère parfaitement lisse, sans porte ni hublot visible,
mesurant environ 70 mètres de diamètre, enveloppée d'une aura bleuâtre
tremblotante, comme un mirage de chaleur au-dessus du sable. Aucune
échelle, aucune ouverture apparente : Thao le fait léviter avec elle jusqu'à la
coque, où une portion du revêtement se rétracte alors comme un piston pour
laisser place à une entrée ovale.
À l'intérieur, tout est aussi déroutant que l'extérieur. Michel raconte avoir littéralement traversé des parois qu'il croyait pourtant solides, comme s'il marchait à travers des fantômes, avant d'être conduit vers la salle de contrôle principale du vaisseau, où une douzaine d'occupantes , toutes de très grande taille, toutes vêtues d'un uniforme identique, pilotent l'appareil à l'aide d'écrans holographiques tridimensionnels d'une clarté qu'il dit n'avoir jamais imaginée possible. Sur ces écrans, il reconnaît avec stupeur des chiffres identiques à ceux que nous utilisons sur Terre , une coïncidence dont l'explication, beaucoup plus tard dans le récit, s'avérera être tout sauf anodine.
Pour tenir la distance, le vaisseau utiliserait
ce que Thao appelle des "canons à antimatière", capables de
désintégrer sur son passage la moindre poussière ou météorite susceptible de
heurter la coque à une vitesse largement supraluminique. Sur le trajet, une
escale est faite au-dessus d'une planète appelée Arèmo X3, un monde dont
les habitants ont par le passé détruit leur propre civilisation dans une guerre
nucléaire, un avertissement à peine voilé, glissé très tôt dans le récit, sur
le sort qui pourrait attendre notre propre planète si elle continuait sur sa
trajectoire actuelle.
Puis vient l'arrivée. Thiaoouba se révèle
progressivement à travers les écrans du vaisseau comme un monde à l'apparence
proprement irréelle : une atmosphère baignée d'une fine poudre dorée,
des continents bordés d'îles innombrables, une lumière qui ne se
contente pas de refléter les couleurs mais semble littéralement les irradier
vers celui qui regarde. C'est le début de neuf jours que Michel
Desmarquet décrira comme les plus denses de toute son existence, et le début,
surtout, d'un enseignement qui allait bien au-delà d'une simple visite
touristique interplanétaire.
Thiaoouba, planète de catégorie 9 : le sommet de l'évolution galactique
Ce que Thao révèle très tôt à Michel Desmarquet,
c'est que l'univers dans lequel nous vivons est organisé selon une hiérarchie
précise de neuf niveaux d'évolution planétaire, une classification qui ne
mesure en rien la puissance technologique d'un monde, mais son degré
d'évolution spirituelle. La Terre, dans ce système, appartient au tout premier
niveau, celui que les habitants de Thiaoouba désignent eux-mêmes, sans
ménagement, comme celui des "planètes de misère". Thiaoouba, à
l'inverse, se situe au neuvième et dernier échelon, l'un des trois seuls mondes
de notre galaxie, selon Thao, à avoir atteint ce sommet.
Cette avance ne se traduit pas seulement par une
technologie impressionnante, même si celle-ci ne manque pas : dispositifs
individuels de lévitation portés à la ceinture, plateformes volantes
silencieuses, capacité à faire apparaître de l'eau par simple transformation de
la matière environnante, habitations en forme d'œuf entièrement générées par un
champ de force invisible depuis l'extérieur mais totalement transparent une
fois qu'on y pénètre. Elle se manifeste surtout dans des capacités que nous
qualifierions de "paranormales" : télépathie généralisée,
téléportation de courte distance, guérison par simple imposition de la pensée,
et même, selon le récit, la possibilité de ressusciter un mort.
Les habitants de Thiaoouba se présentent
physiquement comme des géants d'environ 2,80 à 3,10 mètres, une taille que Thao
attribue à la gravité plus faible de leur planète, Michel lui-même, une fois
arrivé, ne pèse plus que 47 kilos au lieu de ses 70 kilos terrestres habituels,
ce qui l'oblige à contrôler soigneusement chacun de ses pas pour éviter de
trébucher. Détail troublant qui a marqué la mémoire collective des lecteurs du
livre : ces êtres à l'apparence féminine, aux longs cheveux blonds et aux yeux
clairs, ne sont en réalité ni hommes ni femmes, mais hermaphrodites,
une particularité que Thao présente non pas comme une anomalie, mais comme la
source même de leur équilibre énergétique supérieur.
Mais la véritable leçon de Thiaoouba, insiste
sans cesse Thao au fil du séjour, ne tient pas à cette débauche de prouesses
technologiques ou physiologiques. Elle tient au fait que les habitants de cette
planète ont depuis longtemps dépassé la compétition, la violence structurelle
et l'accumulation matérielle qui, sur Terre, continuent de régir la
quasi-totalité des rapports humains. Sur Thiaoouba, la véritable richesse ne se
compte pas en possessions, mais en degré de conscience atteint.
La grande révélation : nous sommes des âmes venues expérimenter la
matière
C'est ici, au cœur du récit, que se joue
véritablement l'enjeu de Thiaoouba , bien plus que dans la description d'une
planète lointaine, aussi spectaculaire soit-elle. Thao explique à Michel que
l'être humain n’est absolument pas réductible à son corps physique. Il est
avant tout une conscience, un "corps astral" selon la
terminologie employée dans le livre, qui n'utilise le corps physique que le
temps d'une existence, avant de le quitter à la mort pour poursuivre son
évolution à travers d'autres incarnations. Ce mécanisme de réincarnation n’est
pas aléatoire : chaque existence est reliée aux précédentes par le karma, ce
système où nos actes déterminent, de façon presque mathématique, les
circonstances et les épreuves auxquelles nous serons confrontés dans notre
existence suivante.
La Terre devient alors, dans cette cosmologie,
une véritable école pour les âmes , un lieu volontairement rude
où l'on vient apprendre, à travers l'amour, la souffrance, la peur, le désir ou
la compassion, ce que d'autres mondes plus évolués n'ont plus besoin
d'expérimenter directement. Selon les explications transmises à Desmarquet, ce
cheminement spirituel individuel s'étale sur une durée considérable , entre 500
et 15 000 ans d'incarnations successives, avant qu'une conscience
n'atteigne le maximum de ce qu'elle peut apprendre à ce niveau, et ne puisse
alors basculer vers un palier supérieur.
La mort, dans cette perspective, perd totalement
son caractère définitif. Elle n’est rien d'autre qu'une transition, un
passage de relais entre deux étapes d'un même parcours bien plus vaste que ce
qu'une seule vie humaine peut laisser deviner. C'est probablement cette idée,
plus que n'importe quelle description technologique, qui explique pourquoi le
récit de Michel Desmarquet a trouvé un écho aussi profond chez des lecteurs
venus d'horizons spirituels très différents : elle rejoint, sous des habits
neufs, des intuitions anciennes présentes dans de nombreuses
traditions à travers le monde.
Mu, l'Atlantide et l'histoire secrète et catastrophique de la Terre
Au-delà de la cosmologie spirituelle, Thao a
également transmis à Michel Desmarquet toute une histoire alternative de
notre planète : un récit peuplé de civilisations disparues.
Tout commence il y a environ 1,35 million
d'années, avec l'arrivée sur Terre de colons venus d'une planète nommée Bakaratini,
dans la constellation du Centaure, un monde que ses habitants, deux races
distinctes vivant côte à côte depuis des millions d'années, auraient fini par
détruire eux-mêmes dans une guerre nucléaire d'une violence inouïe. Sur
une population de onze milliards d'individus avant le conflit, seuls 235
survivants auraient été recensés cinq ans après la catastrophe, dans un monde
plongé dans un hiver nucléaire glacial. Aidés en sous-main par Thiaoouba ,
nourriture apportée discrètement, animaux et plantes réimplantés depuis
d'autres mondes, ces rescapés seraient parvenus, en l'espace de cent
cinquante ans, à reconstituer une population d'environ 275 000 habitants.
C'est de cette poignée de survivants relancés que
serait née, selon le récit, toute l'entreprise d'exode vers la Terre : ayant
développé une technologie de voyage interstellaire, les Bakaratiniens auraient
découvert que leur planète allait devenir totalement inhabitable d'ici cinq
siècles, et se seraient mis en quête d'un monde de repli, explorant au passage
Mars , déjà peuplée d'humains de petite taille mais dépourvus de toute
technologie , avant de porter leur choix sur la Terre, alors vierge de toute
présence humaine hormis quelques populations de grands singes.
Trente mille ans plus tard, un astéroïde non
détecté à temps aurait frappé la Terre en trois fragments distincts, provoquant
un changement d'inclinaison de l'axe terrestre, des raz-de-marée de plus de 300
mètres de haut et l'anéantissement de la quasi-totalité de la population
australienne. C'est de ce chaos qu'émergerait, selon le récit, le continent
disparu de Mu , que les habitants du livre appellent "Lamar" , un
territoire aujourd'hui englouti sous le Pacifique et qui se serait développé
sur des dizaines de milliers d'années jusqu'à devenir une civilisation d'une
sophistication technologique stupéfiante, capable de tailler la pierre au laser
à ultrasons avec une précision au cinquième de millimètre et de faire léviter
des blocs entiers grâce à des plateformes antigravitationnelles.
C'est ce peuple de Mu qui aurait construit, dans
sa capitale, une pyramide gigantesque de 440 mètres de haut , dont la pyramide
de Khéops en Égypte ne serait qu'une réplique tardive et miniature , et dont
une des carrières de pierre subsisterait aujourd'hui sous la forme, à peine
reconnaissable, de l'île de Pâques.
Michel
Desmarquet dit avoir été plongé, par un procédé technique impliquant une
substance ingérée, dans une sorte de mémoire collective de la planète que le
livre appelle la "psychosphère" , un équivalent, pour beaucoup de
lecteurs, des annales akashiques évoquées dans d'autres traditions ésotériques ,
afin de revivre en direct, comme un témoin invisible, les derniers instants de
la civilisation de Mu : un tremblement de terre soudain, des vaisseaux prenant
feu au décollage, une pyramide entière basculant dans une crevasse, et
finalement tout un continent englouti par l'océan en l'espace de quelques
heures à peine.
C'est de ces catastrophes en cascade que serait
née, bien plus tard, la colonisation de l'Atlantide par les survivants
de Mu, puis celle de l'Égypte, où la pyramide de Khéops aurait été
construite comme un ultime écho, miniaturisé, de cette architecture disparue.
Le message que Thao chercherait à faire passer à travers tout ce récit
tiendrait en une seule question : pourquoi ces civilisations, aussi avancées
fussent-elles, ont-elles fini par s'effondrer ? Et cette question, insiste le
récit, ne concernerait pas seulement un passé oublié , elle nous concernerait
directement, nous qui disposons aujourd'hui de l'énergie nucléaire, de
l'intelligence artificielle et d'armements capables d'anéantir des populations
entières, sans que notre sagesse collective n'ait nécessairement progressé au
même rythme que notre puissance.
(Envie d'aller plus loin sur ce sujet ? Un
article entier sera bientôt consacré à l'histoire complète de Mu et de
l'Atlantide selon Thiaoouba .)
Thiaoouba, Yahvé et les origines extraterrestres de la Bible
C'est sans doute la révélation la plus
vertigineuse de tout le récit de Michel Desmarquet , celle qui, à elle
seule, pourrait justifier de relire l'intégralité du texte biblique sous un
jour radicalement différent. Thiaoouba, explique Thao, n’est pas seulement le
nom d'une planète lointaine. C’est aussi, sous une forme à peine déformée par
des millénaires de transmission orale, le nom même du dieu de la Bible. Le nom
de leur monde se prononce en réalité "Yiaouva", une sonorité que le
récit rapproche explicitement de "Yehovah", la prononciation
traditionnellement associée au tétragramme hébreu יהוה YHWH.
Selon cette lecture, les habitants de
Thiaoouba sont précisément les êtres que les anciens Hébreux ont pris pour des
divinités. Chaque fois que la Bible évoque une intervention du
"Seigneur Dieu" dans l'histoire du peuple hébreu, il faut, selon
cette interprétation, comprendre qu'il s'agissait en réalité d'une intervention
concrète des habitants de Thiaoouba, jamais montrés directement, mais agissant
en coulisses, souvent par le biais d'illusions psychiques projetées à
distance, afin de préserver l'idée d'une intervention divine plutôt que celle,
jugée bien plus déstabilisante pour les populations concernées, d'une ingérence
extraterrestre.
Le récit va jusqu'à raconter comment un groupe
d'habitants d'une planète appelée Hébra s’est un jour retrouvé
accidentellement bloqué sur Terre après un incident survenu à leur vaisseau,
sans jamais pouvoir en repartir. Leurs descendants, ayant peu à peu perdu la
mémoire de leurs origines stellaires, sont devenus le peuple hébreu , que
Thiaoouba a alors pris sous sa protection, intervenant à intervalles réguliers
dans son histoire. Moïse lui-même, dans cette version des événements, n’est
plus le simple prophète de la tradition biblique, mais une figure directement
liée à cette civilisation avancée venue des étoiles, jouant un rôle actif dans
la libération du peuple hébreu hors d'Égypte, jusqu'à la séparation légendaire
de la mer, que le récit associe à l'utilisation d'une technologie embarquée sur
les vaisseaux de Thiaoouba.
Puis vient Jésus. Selon ce que Thao a
révélé à Michel Desmarquet, le Christ a lui aussi été un envoyé de Thiaoouba,
mandaté pour tenter de faire progresser spirituellement l'humanité tout entière,
une mission qui, selon le récit, n'a cependant pas produit les résultats
espérés, l'enseignement originel ayant été profondément déformé par les
institutions religieuses qui s'en sont ensuite emparées.
Cette hypothèse d'anciens dieux qui ne seraient
en réalité que des visiteurs venus d'autres étoiles n'est évidemment pas propre
à Michel Desmarquet : elle rejoint tout un courant, bien documenté dans la
littérature ésotérique et ufologique, connu sous le nom de théorie des
anciens astronautes. Mais Thiaoouba lui donne une dimension
particulièrement radicale, puisque l'identification irait ici jusqu'au nom même
de Dieu , YHWH, Yahvé, Yehovah, Thiaoouba , brouillant d'un seul geste la
frontière entre théologie et ufologie.
Le véritable avertissement de Thiaoouba
Si l'on prend un peu de recul sur l'ensemble de
ce que Thao a transmis à Michel Desmarquet pendant ces neuf jours, un même fil
rouge traverse chaque révélation, qu'il s'agisse de l'histoire de Bakaratini,
de la chute de Mu ou de l'échec relatif de la mission du Christ sur Terre : une
civilisation peut accumuler une puissance considérable sans pour autant
devenir réellement évoluée. Le récit insiste d’ailleurs sur un point qui a
de quoi surprendre. Lorsque Michel interroge Thao sur les conséquences de
l’intervention de Thiaoouba (qui a empêché l’Allemagne nazie de mettre au point
la bombe atomique en premier), sa réponse est d’un pragmatisme glaçant. Elle
explique qu’un régime totalitaire triomphant aurait représenté un recul bien
plus grave pour l’humanité tout entière. Et que, selon leurs calculs, même les
bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, aussi terribles qu’ils aient été, ont
évité un nombre de morts encore trois fois supérieur si le conflit s’était
prolongé.
Plus troublant encore : selon Thao, les
véritables dangers qui menacent l'humanité ne sont pas, contrairement à
l'intuition la plus répandue, les armes nucléaires elles-mêmes. Le récit fait
dire à l'extraterrestre que les périls les plus sérieux, classés par ordre
d'importance, seraient d'abord l'argent, puis les politiciens, puis les
journalistes et les drogues, et enfin les religions organisées, une
hiérarchie qui, il faut le reconnaître, a de quoi surprendre le lecteur autant
qu'elle a apparemment surpris Michel Desmarquet lui-même sur le moment.
Le récit rappelle également, à travers l'exemple
de Napoléon puis d'Hitler, que tout empire bâti par la seule force des armes
finit tôt ou tard par s'effondrer, et que la seule voie durable reste, selon
les mots mêmes attribués à Thao, celle de l'amour et de la culture des esprits.
Thiaoouba se présenterait ainsi comme la preuve vivante qu'un changement de
trajectoire reste possible : une civilisation qui aurait su faire correspondre
son évolution technologique à une évolution intérieure équivalente, plutôt que
de laisser la première distancer indéfiniment la seconde. C'est très exactement
le choix que l'humanité, selon cette lecture, serait aujourd'hui appelée à
faire , continuer d'accumuler de la puissance matérielle, ou commencer, enfin,
à évoluer intérieurement.
Le mystérieux succès de Thiaoouba en Chine
L'histoire éditoriale de ce livre réserve à elle
seule un rebondissement presque aussi étonnant que le récit qu'il contient.
Longtemps resté extrêmement marginal en Occident, au point que Michel
Desmarquet, dans les années 1990, peinait à convaincre le moindre libraire
américain ou australien de mettre son ouvrage en rayon, et finira par
abandonner purement et simplement un tirage entier de dix mille exemplaires aux
États-Unis faute d'acheteurs, le livre va connaître, plusieurs décennies plus
tard, un essor spectaculaire de l'autre côté du globe.
Traduit sous le titre 《海奥华预言》« La Prophétie de Thiaoouba »
(ou plus littéralement : « Prophétie de Hai’aohua »)
- 海奥华 (Hǎi Ào
Huá) = translittération chinoise de Thiaoouba
- 预言 (Yùyán)
= Prophétie
l'ouvrage devient en effet un authentique best-seller
en Chine continentale et à Taïwan, porté par une diffusion virale sur
Internet et par de nombreux influenceurs chinois qui popularisent son contenu à
travers vidéos et conférences sous-titrées. Le phénomène a d'ailleurs de quoi
intriguer les observateurs les plus attentifs : il s'agit d'un rare cas de
succès littéraire partagé entre deux systèmes politiques aussi différents que
la Chine continentale et Taïwan, alors même que la censure chinoise figure
parmi les plus strictes au monde. Comment un texte aussi ouvertement critique
des religions organisées, des gouvernements et du contrôle exercé par les
élites a-t-il pu s'y frayer un chemin aussi large ?
Ce succès s'explique sans doute par la
combinaison de thèmes qui, mis bout à bout, forment un cocktail difficile à
égaler : extraterrestres, civilisations englouties, pyramides mystérieuses,
réincarnation, mystères historiques et spiritualité alternative. Mais il révèle
surtout quelque chose de plus profond : la portée presque universelle des
questions que pose Thiaoouba, bien au-delà de la seule culture occidentale dans
laquelle le livre est né. D'où venons-nous vraiment? Que devient notre
conscience après la mort ? Et surtout, la question qui, selon le récit,
obsédait déjà les habitants de Bakaratini juste avant leur propre effondrement,
quel avenir attend une civilisation qui développe sa puissance plus vite que sa
sagesse ?
Thiaoouba : un miroir tendu à l'humanité
Au terme de ce voyage, une chose devient
progressivement évidente : l'extraterrestre elle-même finit presque par
s'effacer du récit. Le véritable sujet de Thiaoouba, depuis le début, n'aura
jamais été Thao, ni son vaisseau sphérique, ni même la planète dorée qu'elle a
fait découvrir à Michel Desmarquet. Le véritable sujet, c'est nous.
Nous rêvons depuis toujours de rencontrer une
civilisation plus avancée que la nôtre. Nous envoyons des sondes explorer les
confins du système solaire, nous développons des intelligences artificielles de
plus en plus puissantes, nous scrutons le ciel à la recherche du moindre signal
susceptible de prouver que nous ne sommes pas seuls. Mais Thiaoouba, à travers
tout ce que Thao a transmis à Michel Desmarquet durant ces neuf jours suspendus
entre deux mondes, pose une question bien plus inconfortable que celle de
savoir si la vie extraterrestre existe : sommes-nous, nous-mêmes,
suffisamment évolués pour mériter de croiser un jour une civilisation
réellement supérieure ?
Que l'on considère Michel Desmarquet comme le
témoin sincère d'une rencontre extraterrestre bouleversante ou comme l'auteur
d'une œuvre de fiction ésotérique d'une richesse rare, une chose demeure :
Thiaoouba nous invite à regarder notre propre civilisation depuis l'extérieur.
Et ce regard, n’est pas des plus rassurant.
Cet article s'appuie sur le contenu du livre de
Michel Desmarquet tel qu'il a été publié et diffusé, ainsi que sur les
témoignages recueillis à son sujet.
SOURCE PRINCIPALE:
"Paranormal reality"
9 août 1997 .
Michel Desmarquet
University of technology Sydney
RESSOURCE FRANCOPHONE : CONTACT STELLAIRE
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