L’au-delà : paradis promis… ou piège déguisé ?
Partie 1
Depuis le
livre de Raymond Moody «La vie après la vie » La vie après la vie qui
a lancé une vague d’engouement qui ne se dément pas aujourd’hui, cette
connaissance que les peuples premiers avaient parfaitement intégrée reprend de
l’élan : La mort n’existe pas !
Quel soulagement pour tous ceux qui croyaient que la vie
n’avait d’autre finalité que de naître, grandir, puis péricliter et enfin
mourir. On ne va pas « dans le mur » !
Un
accueil idyllique de l’autre côté
Et pour le
curieux qui pousse la recherche un peu plus loin, il découvrira que, de «
l’autre côté », il est introduit dans un monde qui, pour la grande majorité
d’entre nous, semble parfaitement idyllique.
D’abord, on
est accueilli par des figures aimantes et bienveillantes : parents, amis ou
figures spirituelles correspondant à sa religion. Ensuite, on découvre un
paysage qui nous correspond. Campagne, mer ou ville, chacun selon ses goûts. On
apprend que ce monde merveilleux ne connaît pas la souffrance. « On est en paix
», nous disent les défunts contactés par un médium lors d’une consultation pour
savoir comment va tel ou tel de nos chers disparus.
Plus
de souffrance, que du plaisir
Plus de
corps, plus de souffrance physique. Beethoven a retrouvé son ouïe dans
l’au-delà, nous précise Rosemary Brown, qui depuis l’a certainement rejoint. La
jouissance semble totale. Tout ce que nous n’avons pas pu faire dans le monde
terrestre de notre vivant, il suffit de le demander et, par le pouvoir de la
conscience créatrice, cela nous est immédiatement accordé.
La
liberté totale… ou presque
La liberté
semble totale ! Et c’est logique. Nous voici morts, certains disent « libérés »
! Libérés des contraintes de la vie quotidienne : payer ses factures, aller au
travail, élever des enfants, affronter le dilemme de choisir entre deux
chemises ou deux paires de chaussures parce qu’on ne peut s’en payer qu’une.
Libérés aussi de la souffrance physique, de son corps au pied comme de son
cancer, etc… . Vous m’avez compris !
La liberté
semble donc totale :
Je peux voler ? Accordé !
Je peux
nager dans l’océan sans bouteille avec les dauphins ? Pas de
problème !
Je peux
aller où je veux, explorer ?… Ah ça non !
Poser toutes
les questions que je veux ? Non
plus !
Des
autorisations et une hiérarchie ?
Eh oui,
certaines choses sont soumises à autorisation voire carrément interdites !
Comment le
savons-nous ? Ce sont les personnes en contact régulier avec l’au-delà qui nous
l’apprennent. Lorsqu’un consultant pose une question, il arrive que le médium
lui explique, avec regret, qu’aucune information ne lui est transmise. Il peut
même se voir refuser l’accès à cette connaissance. Dans certains cas, le médium
précise que, lorsqu’il interroge son guide, celui-ci lui indique devoir
consulter une instance supérieure avant de pouvoir se prononcer.
Et si vous
pensez que je divague ou que j’invente, détrompez-vous ! Dans la
littérature ésotérique et les témoignages médiumniques, on retrouve très
souvent cette idée que les guides ne peuvent pas tout dire.
Michael Newton, dans ses livres Journey
of Souls et Destiny of Souls, explique par exemple que les guides et le fameux
« Conseil des Anciens » ne révèlent pas tout aux âmes. Ils répètent souvent : «
Nous ne sommes pas autorisés à voir les conséquences de ces décisions… » car cela détruirait le libre arbitre et
l’apprentissage.
Silver Birch, ce guide très connu
canalisé pendant des décennies, disait lui aussi régulièrement : « Je ne peux
vous dire que ce que je sais. » et qu’il devait parfois se référer à des plans
supérieurs pour certaines réponses.
Edgar Cayce,
de son côté, insistait sur le fait que l’information venue des Annales
akashiques est toujours filtrée : « on ne reçoit que ce qui est utile à
notre évolution à ce moment précis, rien de plus. »
Dans le
spiritisme classique avec Allan Kardec, comme dans beaucoup de canalisations
modernes, on retrouve la même idée : les esprits des plans inférieurs ont des
connaissances limitées et doivent souvent « consulter plus haut ». Les médiums
rapportent fréquemment des phrases comme : « Mon guide me dit qu’il doit
demander l’autorisation », « Cette information n’est pas autorisée pour
l’instant » ou « Je n’ai pas la permission de te révéler cela ».
Bref, même
de l’autre côté, il y a des règles, des niveaux et des choses qu’on ne nous dit
pas tout de suite…
Une
administration dans l’au-delà ?
Hein ? Quoi ?
L’au-delà serait-il hiérarchisé comme dans une administration quelconque sur
Terre, où la secrétaire doit aller demander l’autorisation de consulter les
archives fermées à clé à son chef de bureau, et celui-ci doit rendre des
comptes à son supérieur ?
Voilà une
idée dérangeante. Parce que la mort, c’est cool… si on est libre ! En revanche,
si c’est pour revivre les mêmes contraintes que sur Terre, ça ne va plus du
tout !
On est alors
en droit de se demander pourquoi l’après-vie (ou l’après-mort, bizarrement, les
deux formulations désignent la même chose !) est si structurée. Et qui
donc a mis en place cette structure qui ressemble à s’y méprendre à nos
civilisations modernes humaines ? Qui a désigné les guides, ces guides
inférieurs qui doivent demander l’autorisation à des guides supérieurs ? Qui
fait les règles ? Puisqu’il y a des interdits, il y a forcément des règles, non
? Et pourquoi obéissent-ils tous ? Qu’y a-t-il à craindre ? Quelle
serait la sanction s’ils désobéissaient ?
Un
accueil trop parfait pour être honnête
Et cette
structure accueillante qui nous reçoit avec exactement ce que nous souhaitons,
vous ne trouvez pas ça bizarre ?
Voyons :
j’ai détesté mes parents qui m’ont fait souffrir de mon vivant, heureusement ce
ne sont pas eux, c’est ma grand-mère qui
m’accueille ! Je suis chrétien, le Christ m’accueille. Musulman, c’est Mahomet.
Hindouiste, Shiva me prend dans ses bras. Je suis athée… Aïe ! Mauvaise pioche
: le néant autour de moi !
Ça ressemble
drôlement à un scan de nos pensées, non ? Une sorte de lecture de nos croyances
pour que le passage soit le plus doux possible et qu’on se laisse amadouer.
Mais si c’est le cas, dans quel but ?
Et ce fameux
tunnel de lumière qui nous amène tous vers le paradis où tout est possible…
sauf ce qui est interdit, ne serait-il pas un piège ?
Certains ufologues estiment même que le tunnel est émis depuis notre Lune.
Et
après le repos ?
Un repos
éternel ? Le temps n’ayant pas la même valeur là-haut, on peut bien se reposer
le temps qu’on veut ! Et puis, une fois lassé ? On te pousse vers la sortie.
Sortie ? C’est-à-dire ? La sortie, c’est le retour sur Terre. Dans un nouveau
corps, un corps de nouveau-né.
D’ailleurs,
le nouveau-né n’est-il pas un « ancien-mort » ?
La
grande théorie qui se dessine
Donc voilà,
on a la réponse. En tout cas une réponse. Et celle-ci mérite vraiment qu’on s’y
attarde.
Une théorie
se dessine, j’allais dire se confirme : celle que l’au-delà est un milieu
artificiel qui recueille les âmes juste après leur mort, leur fait miroiter
monts et merveilles et les recycle après un temps improductif, variable, sur
Terre.
Pourquoi ?
Là est toute la question.
Partie
2
Résumons
un peu
Voilà une structure dans laquelle, à la place d’une liberté totale et d’un
grand soulagement, on retrouve des chefs, des sous-chefs, des règles et des
interdits qui nous ont déjà bien cassé les pieds pendant notre passage sur
Terre.
Et on se
demande si l’au-delà ne serait pas simplement une antichambre de repos avant la
prochaine incarnation. Une antichambre où notre âme, ou notre corps astral pour
aller vite, serait réparée, soignée, rafistolée avant de retourner sur Terre.
Ceci est d’ailleurs parfaitement décrit dans les livres de Chico Xavier,
notamment Nosso Lar, les Messagers, et autres ouvrages.
La
piste du loosh
Alors, les
lecteurs érudits et férus d’ésotérisme savent déjà où je veux en venir. Ils ont
compris que je me dirige vers la notion de loosh,
introduite et popularisée par le voyageur astral Robert Monroe.
Ce dernier,
lors de ses sorties hors du corps, semble avoir percé le secret de
l’incarnation forcée : la récolte d’une énergie qui ressemble à un cristal dans
le monde astral, produite par les émotions et les sentiments humains. Des
entités y ont goûté par hasard et l’ont trouvée particulièrement savoureuse.
Depuis, elles en redemandent !
Le
grand piège de la réincarnation
La meilleure
façon de produire ce loosh, c’est de renvoyer les âmes sur Terre. Et pour ça,
tous les moyens sont bons : leur faire croire qu’elles doivent progresser,
s’améliorer, expérimenter pour pouvoir s’élever. Donc elles doivent s’incarner
encore et encore.
La Terre
vous fait souffrir ? C’est normal, c’est que vous progressez ! Mais ça fait
combien de réincarnations que je me tape déjà ? Plusieurs dizaines de milliers,
voire plus ! Comment ? Et depuis tout ce temps, j’ai encore des situations que
je n’ai pas vécues ? Dites-moi, vous vous foutez du monde, non ?
Franchement,
vous ne trouvez pas qu’il y a un truc qui cloche ?
Bon, à
partir de là rien n’est documenté. Précédemment, j’ai étayé mes propos avec des
références mais maintenant c’est de la pure projection.
Le
moyen d’y échapper ?
Au bout d’un
certain nombre de réincarnations, certaines âmes finissent immanquablement par
s’apercevoir de l’arnaque. Elles découvrent le pot aux roses. Que font-elles
alors ? Elles refusent d’y retourner : « Ça va bien, stop ! »
Pire, elles
menacent de se rebeller et de dévoiler la supercherie aux nouveaux arrivants :
« N’y allez pas ! Ce n’est pas Jésus qui vous accueille ! Le tunnel est un
piège à âmes ! Ne les croyez pas, ils scannent votre esprit et vous montrent
exactement ce que vous avez envie de voir ! »
La contre-attaque
du système
Mais le
système a plus d’un tour dans son sac. Le récalcitrant est gentiment convoqué
au bureau du superviseur. Et là, on lui sort le grand jeu : « Bravo !
Félicitations ! Vous avez trouvé ! Vous êtes sorti du lot. Vous êtes un être
exceptionnel, bien peu sont aussi perspicaces que vous. Vous méritez une
récompense, une promotion ! Vous allez passer guide de première catégorie. »
« Et
qu’est-ce que j’y gagne ? »
« Nous ne vous embêterons plus. Vous
travaillerez pour nous quand bon vous semble, et uniquement si vous le
souhaitez. Et surtout, vous n’aurez plus besoin de vous réincarner. Vous aurez
gagné l’au-delà idyllique dont tout le monde rêve. »
En échange,
bien sûr, on vous demande de ne pas dévoiler le secret. Désormais, vous faites
partie des cadres, vous faites partie du système.
« Mais en
quoi consistera ce travail ? » « Oh, presque rien : vous entretenez l’illusion,
les promesses d’un au-delà radieux. Vous vous connectez aux incarnés qui vous
le demandent – surtout les médiums et voyants. Au tout-venant, de temps en
temps, vous insufflez une pensée, une intuition, une synchronicité. Vous
accueillez les mourants qui n’ont plus de famille… et toutes ces petites
choses. »
Et
toi, tu accepterais ?
Eh bien,
chers lecteurs, combien d’âmes refusent cette ignoble collaboration, à votre
avis ? Et vous, vous la refuseriez ?
Pour
conclure sur une note plus positive
Tempérons un
peu cette vision pessimiste.
Tout ceci
n’est que spéculation, bien sûr. C’est vrai que la vision peut paraître assez
sombre. Pourtant, le loosh existe, les guides existent, et comme on l’a vu, il
n’est pas rare qu’ils n’aient pas l’autorisation de répondre à toutes les
questions.
Une
décision prise en conscience
Pour
tempérer le côté pessimiste, on peut aussi se rappeler que la grande majorité
d’entre nous a demandé à s’incarner sur Terre. Notre Moi supérieur, auquel nous
n’avons plus accès une fois incarnés, a pris cette décision en pleine
connaissance de cause. Il y a sûrement une raison cachée qu’on ne voit pas
d’ici.
Une
hiérarchie naturelle
On peut
aussi voir la hiérarchie des guides différemment. Pas forcément comme une
promotion donnée par des instances manipulatrices, mais comme le résultat d’une
véritable élévation spirituelle. On sait que l’au-delà est naturellement
stratifié en niveaux de vibrations qui correspondent au degré d’évolution de
chacun. Dans ce cas, les guides moins élevés ne savent pas tout et demandent
plutôt conseil à des guides ayant atteint une sagesse supérieure, au lieu de
demander une simple « autorisation ».
Le
temps n’existe pas de la même façon
Enfin, le
grand nombre de réincarnations ne doit pas nous effrayer. La notion de temps
n’est pas la même dans l’au-delà. Plusieurs incarnations peuvent avoir lieu en
même temps, dans des époques différentes, tout en étant connectées les unes aux
autres.
La récolte
de loosh ne concerne pas tous les incarnés et les entités qui en raffolent
n’ont pas le pouvoir de créer un piège si puissant que l’ensemble de l’humanité
serait sous contrôle.
Enfin, si
j’abandonne tout mauvais esprit, je peux accepter l’idée évoquée par les
guides, qui se résume en une formule simple : « toute vérité n’est pas bonne à
savoir ». Une connaissance totale de l’avenir viendrait en effet fissurer ce
que nous appelons le libre arbitre. Si tout était révélé d’avance, combien de
nos choix resteraient réellement libres ?
Les
interdictions ne devraient alors plus être comprises comme des censures
arbitraires, mais comme des formes de prévention, de sécurité ou de protection.
Elles ne viseraient pas à priver l’être humain d’un savoir, mais à préserver
les conditions mêmes de son expérience.
Qu’adviendrait-il
de celui qui saurait avec certitude qu’il mourra à cent ans ? Ne serait-il pas
tenté de multiplier les prises de risques, convaincu qu’aucun accident ne
pourrait lui être fatal avant cette échéance ? À l’inverse, que deviendrait
celui qui apprendrait qu’il ne lui reste que quelques mois à vivre ? Son
existence serait-elle encore guidée par des choix authentiques, ou par le poids
écrasant de cette échéance ?
Une
connaissance absolue de l’avenir transformerait nos décisions. Certaines
seraient dictées par la peur, d’autres par l’excès de confiance. Nous ne
vivrions plus les événements ; nous chercherions constamment à les confirmer, à
les éviter ou à les contourner. Le futur deviendrait une prison plutôt qu'un
horizon.
Peut-être
est-ce précisément pour cette raison que certaines informations demeurent
voilées. Non parce qu’elles nous seraient interdites, mais parce qu’elles nous
priveraient de ce qui fait la valeur de notre existence : l’incertitude, la
responsabilité et la possibilité de choisir. Ignorer une partie de l’avenir
n’est peut-être pas une faiblesse de la condition humaine, mais la condition
nécessaire pour que nos actes conservent un sens et que notre liberté ne soit
pas réduite à la simple exécution d’un scénario déjà connu.
Une
porte de sortie ?
Et pour ceux
que je n’aurais pas réussi à rassurer complètement, il existe une échappatoire,
du moins si l’on en croit le témoignage d'Alex Collier.
Son conseil
est d’une étonnante simplicité. Une fois engagé dans le tunnel, ne poursuivez
pas votre route. Retournez-vous, tournez-lui le dos. Vous verrez alors, dit-il,
l’Univers tout entier s’ouvrir devant vous. Il suffirait ensuite de formuler
cette demande : « Ramène-moi chez moi, je veux rentrer à la maison. »
Je suis bien
incapable de garantir l’efficacité de cette procédure, et je préfère
sincèrement que personne n’ait à la tester avant longtemps. Mais si,
d’aventure, elle devait fonctionner, il serait dommage de ne pas l’avoir
connue.
Après tout…
on ne sait jamais !
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